Soutenance de thèse de LEROY Vincent


Titre de thèse

Rôle de l'homophobie sur le bien-être, le risque d'acquisition VIH et la
santé mentale

Role of homophobia on well-being, HIV risk, and mental health

Date

24 avril 2026 à 14h00

Adresse

Illot Bernard Dubois - 5 Bd Maurice Bourdet, 13001 Marseille, Amphithéâtre/Salle de conférence

Ecole doctorale

Sciences Economiques et de Gestion d'Aix-Marseille

Specialité

Sciences Economiques - Aix-Marseille

Etablissement

Aix-Marseille Université

Mots clés

Homophobie,Santé,VIH,Bien-être,Economie,

Keywords

Homophobia,Health,HIV,Well-Being,Economy,

Jury

Jury de thèse
Qualité Nom Etablissement
Directeur de recherche M. VENTELOU Bruno Aix Marseille Université / Aix Marseille School of Economics / CNRS
Professeure des universités Mme JUSOT Florence Université Paris-Dauphine
Directeur de recherche M. LARMARANGE Joseph Université Paris Cité - Institut de recherche pour le développement
Maître de conférences Mme BOYER Sylvie Aix Marseille Université / Aix Marseille School of Economics
Chargé de recherche M. GIRARD Gabriel Aix Marseille Université / INSERM
Professeur des universités Mme MASSIN Sophie Université de Lille
Professeur des universités M. L'HORTY Yannick Université Gustave Eiffel

Résumé de la thèse

Malgré des avancées en termes de reconnaissance légale et sociale dans la plupart des pays occidentaux quant à l'inclusion des communautés Lesbiennes Gays Bisexuels Transgenres Queer+ (LGBTQ+), l'homophobie reste ancrée dans toutes les sociétés. De plus, la récente montée au pouvoir de partis conservateurs en Europe et aux Etats-Unis font craindre un recul de certains progrès fraichement acquis. Cette thèse de doctorat vise à étudier l'impact de l'homophobie, tant celle développée et observée au niveau individuel que celle observée au niveau institutionnel et sociétal sur différents indicateurs de santé et de bien-être au sein des minorités sexuelles et de genre. Nos travaux montrent que ces discriminations contribuent à réduire le bien-être, notamment chez les personnes les plus économiquement défavorisées, et augmentent les risques de troubles de santé mentale, de comportements sexuels à risque d'infection VIH et suicidaires. Ces analyses sont basées sur des échantillons transnationaux et nationaux (provenant respectivement de plus de 180 pays et de France) totalisant plus de 150 000 personnes issues des communautés LGBTQ+. Les résultats démontrent que l'homophobie est un facteur prépondérant dans l'accroissement des vulnérabilités des minorités sexuelles et de genre. Les décideurs ayant pour objectif une réduction de l'incidence VIH et de la mortalité prématurée au sein de ces populations ont pour responsabilité la prise en compte et la réduction des préjudices homophobes dans leurs politiques sanitaires.


Thesis resume

Despite advances in legal and social recognition in most Western countries regarding the inclusion of lesbian, gay, bisexual, transgender, and queer+ (LGBTQ+) communities, homophobia remains deeply rooted in all societies. In addition, the recent rise of conservative parties in Europe and the United States raises fears that some of the progress made could be undone. This PhD thesis aims to study the impact of homophobia, both at the individual and at the institutional and societal levels, on various health and well-being indicators among sexual and gender diverse people. Our work shows that this discrimination contributes to reduced well-being, particularly among the most economically disadvantaged, and increases the risk of mental health problems, HIV sexual risk and suicidal behaviours. These analyses are based on transnational and national samples (from over 180 countries and France, respectively) totaling more than 150 000 people from LGBTQ+ communities. The findings demonstrate the role of homophobia as a major factor in increasing the vulnerabilities of sexual and gender minorities. Policymakers whose goal includes reducing HIV incidence and premature mortality among these populations have a responsibility to address and reduce homophobic prejudice in their health policies.