Soutenance de thèse de ARONICA VINCENZO


Titre de thèse

cosmologie des grandes structures : une approche jointe des distorsions en espace des redshifts et sondes structures à bas redshift.

Large-Scale Structure Cosmology: A Joint-Space Approach to Redshift-Space Distortions and Low-Redshift Clustering Probes

Date

15 September 2025 à 14h00

Adresse

CPPM, 163 avenue de Luminy, 13009 Marseille, Amphithéatre CPPM

Ecole doctorale

Physique et Sciences de la Matière

Specialité

PHYSIQUE & SCIENCES DE LA MATIERE - Spécialité : ASTROPHYSIQUE ET COSMOLOGIE

Etablissement

Aix-Marseille Université

Mots clés

Cosmologie,Energie Noire,Vitesse propre,redshift space distortion,supernova,systématique observationnelle,

Keywords

Cosmology,Dark Energy,Peculiar velocity,redshift space distortion,supernova,observational systematics,

Jury

Jury de thèse
Qualité Nom Etablissement
Professeur des universités M. BAUTISTA Julian CPPM, Aix Marseille Université
Professeur M. GUZZO Luigi Università degli Studi di Milano
Maître de conférences M. COPIN Yannick IP2I, Université Claude Bernard Lyon 1
Professeure Mme VERDE Licia ICCUB, Universitat de Barcelona
Chargée de recherche Mme VARGAS Mariana Instituto de Fisica, Universidad Nacional Autónoma de México
Directeur de recherche M. FOUCHEZ Dominique CPPM, CNRS, Marseille

Résumé de la thèse

Cette thèse présente notre étude de la structure à grande échelle de l'Univers à partir des relevés de galaxies, en exploitant les distorsions d'espace des décalages vers le rouge (RSD) et les mesures directes des vitesses particulières pour contraindre le taux de croissance des structures. Nous utilisons les données de la version DR16 de l'Extended Baryon Oscillation Spectroscopic Survey (eBOSS) et de la version DR1 du Dark Energy Spectroscopic Instrument (DESI).
Dans un premier temps, nous mesurons le taux de croissance des structures via une analyse conjointe du clustering en espace de Fourier et en espace des corrélations. Nous utilisons des modèles de clustering basés sur le formalisme lagrangien et la théorie des champs effectifs des grandes structures. Notre méthodologie est validée sur la suite de simulations N-body AbacusSummit en boîte périodique, ainsi que sur un ensemble de catalogues simulés approximatifs reproduisant les propriétés du relevé eBOSS. Avec l'échantillon de galaxies rouges lumineuses (LRG) de eBOSS DR16, notre analyse conjointe donne ( fsigma_8 = 0.463 pm 0.052 ), en accord avec les résultats de eBOSS 2020. Nous appliquons également cette méthode à tous les échantillons de DESI DR1. Nos mesures du taux de croissance sont en excellent accord avec le modèle (Lambda)CDM et offrent des contraintes plus précises que les analyses séparées en espace de Fourier ou en espace des corrélations.
Dans un second temps, nous étudions l'impact des effets systématiques dans le Bright Galaxy Survey (BGS) de DESI, notamment ceux induits par la sélection des cibles, qui peuvent introduire des fluctuations artificielles biaisant les mesures de clustering. À l'aide de techniques d'apprentissage automatique implémentées dans le paquet texttt{regressis} et de catalogues simulés, nous quantifions l'impact sur les multipôles du spectre de puissance causé par la contamination due à la sélection des cibles, ainsi que le signal résiduel après application de corrections. Nous constatons que seuls les modes de très grande échelle ((k < 0.03,h,mathrm{Mpc}^{-1})) sont affectés par ces systématiques, avec des biais inférieurs à une fois l'écart type. L'impact sur les contraintes du taux de croissance est donc minimal.
Enfin, nous générons des catalogues simulés réalistes de supernovae de type Ia (SN Ia) à partir de simulations N-body pour des études de vitesses particulières. En vue d'analyses futures combinant les données de DESI et des échantillons de SN Ia à bas redshift tels que ZTF, nous comparons le clustering des galaxies hôtes de SN Ia avec celui des échantillons standards de galaxies. Nous ne trouvons pas de différences significatives, suggérant que la sélection des SN Ia n'introduit pas de biais notable dans les statistiques de clustering et qu'aucun paramètre physique supplémentaire n'est nécessaire pour modéliser les statistiques de vitesses.
Ce travail ouvre la voie à des mesures robustes du taux de croissance des structures via une analyse conjointe des galaxies à bas redshift ((z < 0.1)) de DESI et des SN Ia de ZTF, offrant un potentiel pour tester la validité de la relativité générale à l'échelle cosmique.


Thesis resume

This thesis reports our study of the large-scale structure of the Universe with galaxy surveys, using the effect of redshift-space distortions and direct measurements of peculiar velocities to constrain the growth rate of structures. We used data from the Data Release 16 of the extended Baryon Spectroscopic Survey (eBOSS) and from the Data Release 1 of the Dark Energy Spectroscopic Instrument (DESI).
Firstly, we measured the growth rate of structures through a joint analysis of clustering in both Fourier and configuration space. We used clustering models based on Lagrangian framework and effective field theory of large-scale structures. We validated our methodology on the AbacusSummit suite of N-body simulations in cubic boxes, as well as on a large set of approximate mock catalogs reproducing eBOSS survey properties. With the luminous red galaxy sample from eBOSS DR16, our joint-space result yields ( fsigma_8 = 0.463 pm 0.052 ), consistent with eBOSS 2020 results. We also performed the joint analysis on all samples from the DESI DR1. Our growth rate measurements are in excellent agreement with the (Lambda)CDM model and provide the tighter constraints than Fourier and configuration space analysis individually.
%However, our JS DESI DR1 BGS result deviates by more than (2sigma) to (Lambda)CDM.
Secondly, we investigated the impact of systematic effects in the DESI Bright Galaxy Survey, particularly those introduced by the target selection that introduce spurious fluctuation, biasing clustering measurements. Using machine learning techniques implemented in the package texttt{regressis} as well as mock catalogs, we quantified the impact of the power spectrum multipoles caused by the contamination from target selection effects as well as their corresponding residual signal after correction schemes. We find that only very large scale modes ($k<0.03$) are affected by such systematics, with biases in power of less than one sigma. The impact of growth rate constraints is therefore minimal.
Finally, we generated realistic type-Ia supernova (SN Ia) mocks from N-body simulations for peculiar velocity studies. Inspired by future analyses of DESI and low-redshift SN Ia samples such as the Zwicky Transient Facility, we compared the clustering of SN Ia host galaxies with standard galaxy samples, we find no significant discrepancies, suggesting that SN Ia selection does not significantly impact clustering statistics and no extra physical parameters are needed to model the velocity statistics.
This work paves the way towards robust measurements of the growth rate of structures from a joint analysis of low-redshift ($z<0.1$) galaxies from DESI and SN Ia from ZTF, which have the potential to test the validity of general relativity of cosmic scales.