Soutenance de thèse de COURIVAUD Mathieu


Titre de thèse

Décrypter les fonctions des cellules de
Langerhans de la langue dans le maintien de
l'homéostasie de la muqueuse orale

Unravelling the functions of tongue Langerhans cells in
maintaining oral mucosa homeostasis

Date

25 September 2026 à 14h00

Adresse

Centre d'Immunologie de Marseille-Luminy (CIML) 163 Av. de Luminy, 13009 Marseille., Amphithéâtre CIML

Ecole doctorale

Sciences du Vivant

Specialité

SCIENCES DU VIVANT Immunologie

Etablissement

Aix-Marseille Université

Mots clés

Cellules de Langerhans,muqueuse orale,Candida albicans,CSF1,IL-34,immunité mucosale,

Keywords

Langerhans cells,oral mucosa,Candida albicans,CSF1,IL-34,mucosal immunity,

Jury

Jury de thèse
Qualité Nom Etablissement
Chargé de recherche M. BONNARDEL Johnny CIML - Centre d'Immunologie de Marseille-Luminy, Aix-Marseille Université
Professeur Mme LEIBUNDGUT-LANDMANN Salomé Section of Immunology, University of Geneva
Chargé de recherche M. BAIN Calum School of Infection & Immunity, University of Glasgow
Directeur de recherche M. LELOUARD Hugues CIML - Centre d'Immunologie de Marseille-Luminy, Aix-Marseille Université

Résumé de la thèse

Le dos de la langue constitue la niche primaire de Candida albicans (C. albicans), un commensal fongique présent tout au long de la vie. Cette colonisation stable reflète un équilibre permanent entre le champignon et les cellules immunitaires, mais les sentinelles qui le maintiennent restaient indéfinies. Nous identifions ici les cellules de Langerhans (CL) de la langue comme ces sentinelles et montrons qu'elles divergent fondamentalement de leurs homologues cutanées. Loin d'être d'origine embryonnaire et de s'auto-renouveler, les CL de la langue sont continuellement renouvelées à partir de progéniteurs circulants, les progéniteurs monocytaires-dendritiques, et la colonisation par C. albicans remodèle cet approvisionnement en le réorientant vers des précurseurs dérivés des progéniteurs granulocytes-monocytaires. Au cours de cette réponse, le CSF1 d'origine tissulaire et non hématopoïétique fournit un soutien trophique essentiel, permettant au réseau élargi de CL de persister indépendamment de sa dépendance homéostatique à l'IL-34. Leur contrôle du champignon ne repose pas sur l'amorçage des cellules Th17, mais sur un ancrage médié par l'E-cadhérine, qui positionne les CL de manière à surveiller la surface colonisée. C. albicans, en retour, requiert sa toxine candidalysine pour persister face à un réseau de CL intact, définissant le commensalisme oral comme un équilibre hôte-champignon activement négocié.


Thesis resume

The dorsal tongue is the primary niche of Candida albicans (C. albicans), a fungal commensal carried throughout life. This stable carriage reflects a continuous balance between the fungus and the immune cells, yet the sentinels that maintain it have remained undefined. Here we identify tongue Langerhans cells (LCs) as these sentinels and show that they diverge fundamentally from their cutaneous counterparts. Rather than being embryonic and self-renewing, tongue LCs are continuously replenished from circulating monocyte-dendritic cell progenitors, and C. albicans colonization reshapes this supply, shifting it toward granulocyte-monocyte progenitor–derived precursors. During this response, non-hematopoietic, tissue-derived CSF1 provides critical trophic support, allowing the expanded LC pool to persist independently of its homeostatic IL-34 requirement. Their control of the fungus does not rely on Th17 priming but on E-cadherin-mediated anchorage, which positions LCs
to survey the colonized surface. C. albicans, in turn, requires its toxin candidalysin to persist against an intact LC network, defining oral commensalism as an actively negotiated host–fungal equilibrium.