Soutenance de thèse de HEINRICH Olivier


Titre de thèse

La mémoire inachevée du poète sicilien Mario Rapisardi (1844-1912) : réception critique (Italie et France) et étude du recueil Ricordanze(1872)

The unfinished memory of the Sicilian poet Mario Rapisardi (1844-1912): critical reception (Italy and France) and study of the collection Ricordanze (1872)

Date

8 December 2025 à 9h30

Adresse

Bâtiment LE CUBE, 23 avenue Robert Schuman, Aix Marseille Université, 13100 Aix en Provence, 201

Ecole doctorale

Langues Lettres et Arts

Specialité

LANGUES, LITTERATURES ET CIVILISATIONS ROMANES : Etudes italiennes

Etablissement

Aix-Marseille Université

Mots clés

Rapisardi,Traduction,Étude critique,Ricordanze,Réception et fortune critique,

Keywords

Rapisardi,Translation,Critical analysis,Ricordanze,Reception and critical fortune,

Jury

Jury de thèse
Qualité Nom Etablissement
Professeur des universités M. GOUCHAN Yannick Aix Marseille Université
Professeur des universités Mme FOURNIER FINOCCHIARO Laura Université Grenoble Alpes
Professeur des universités M. PISANELLI Flaviano Université MontpellierPaul-Valéry
Professeure des universités M. MASSIMO Lucarelli Université Caen Normandie
Maître de conférences M. MAGNI Stefano Aix Marseille Université

Résumé de la thèse

Mario Rapisardi (1844-1912) fut un poète sicilien, illustre en son temps, protagoniste sur le plan insulaire mais également au niveau national, de la vie littéraire et intellectuelle dans une époque fervente de changements et de transformations (politiques et sociales, scientifiques, philosophiques). Pleinement engagé dans une forme de combat dogmatique, il est l'auteur d'une œuvre poétique considérable dont les prises de position et certains poèmes en particulier (Palingenesi, Lucifero ou Giobbe notamment) avaient généré nombre de querelles et d'incidents : de la fameuse polémique avec Giosuè Carducci à l'autodafé en la cathédrale de Catane par le cardinal Dusmet, en passant par les parodies dont il fut victime, ce chantre du positivisme, professeur adulé au verbe sulfureux, demeura aussi prostré face à un antagonisme sévère. Au fur et à mesure et rapidement écarté après sa mort de l'anthologie littéraire et de l'histoire poétique italienne du secondo Ottocento, il est aujourd'hui largement inconnu, très souvent oublié, au mieux quelque fois recensé parmi les « mineurs » de la littérature. Ce travail de recherche se propose, aux fins de nuancement, d'une part d'étudier les mécanismes et les caractéristiques de cette fortune critique en Italie comme en France (lecture et réappropriation idéologique, Mario Rapisardi autant « penseur » que « poète »), de l'autre de mettre en lumière à la fois le poète et, par le biais d'une étude critique des Ricordanze (1872), sa production lyrique où la critique avait très souvent décelé des œuvres dignes d'intérêt et dont un florilège maintes fois auguré aurait légitimement pu – et dû – permettre à Mario Rapisardi de trouver sa place dans l'histoire littéraire. Une traduction partielle du recueil voudra renforcer cette entreprise de visibilisation, concédant peut-être au Catanais une audience nouvelle dans les études italiennes en France ou plus largement dans la poésie italienne telle que transmise et fixée aujourd'hui sur le territoire.


Thesis resume

Mario Rapisardi (1844-1912) was a Sicilian poet, illustrious in his time, a protagonist on the island level but also on the national level, of literary and intellectual life in a fervent era of changes and transformations (political and social, scientific, philosophical). Fully engaged in a form of dogmatic combat, he is the author of a considerable poetic work whose positions and certain poems in particular (Palingenesi, Lucifero or Giobbe in particular) had generated many quarrels and incidents: from the famous polemic with Giosuè Carducci to the auto-da-fé in the cathedral of Catania by Cardinal Dusmet, passing through the parodies of which he was the victim, this bard of positivism, adulated professor with sulphurous words, also remained prostrate in the face of severe antagonism. Gradually and quickly dismissed after his death from the literary anthology and the Italian poetic history of the second Ottocento, he is today largely unknown, very often forgotten, at best sometimes listed among the "minors" of literature. This research work proposes, for the purpose of nuance, on the one hand to study the mechanisms and characteristics of this critical fortune in Italy as in France (reading and ideological reappropriation, Mario Rapisardi as much "thinker" as "poet"), on the other to highlight both the poet and, through a critical study of the Ricordanze (1872), his lyrical production where the critics had very often detected works worthy of interest and of which an anthology many times predicted could legitimately - and should - have allowed Mario Rapisardi to find his place in literary history. A partial translation of the collection will aim to strengthen this visibility initiative, perhaps granting the Catanese a new audience in Italian studies in France or more broadly in Italian poetry as transmitted and fixed today in the territory.